Pour la première fois depuis le 30 Juillet 2007, je suis sortie sans porter mon bébé, que ce soit dans le ventre ou dans le porte-bébé./
Comment dire… ?
Je me suis sentie ?
Jeune ?
25 ans ?
Femme ?
Légère ?
Heu..?
Seule ?
Maman ?
Le regard des autres n’était pas le même. Avec mon gros ventre et mon bébé je ressens beaucoup de bienveillance dans la rue et dans le métro.
Ce soir ben les “hommes” me mataient comme ils matent tout ce qui ressemble à une femme.
Et je suis allée voir Pina Baush.
2è rang, milieu.
Presque sur la scène.
Je me suis crue dans une pub pour Timothée (le shampoing de la splendeur des années 80).
A l’entracte, ils ont enlevé le dalsouple (me souviens plus du nom du tapis de danse), les roads étaient super beaux, j’aurais voulu les prendre en photo. C’est presque le moment que j’ai préféré.
Pendant les 2 heures de spectacle j’ai écrit dans ma tête des tas de lignes (beaucoup mieux que celles-ci).
C’est certes très beau. Tous ces draps dans le vent, ces couleurs, ces robes de couturiers, ce satin qui brille, ces muscles qui brulent et j’en passe.
La beauté des danseuses, leur classe, leur présence, leur charisme (sauf une), la maîtrise, la musique.
Sauf que c’est toujours pareil.
C’est le 3è spectacle de PIna Baush que je vois, (prononcer BâôCHE la snobitude qui va bien et le mépris qui va avec) et bon ben OK mais parfois faut savoir dire stop, ou savoir dire tiens et si on faisait autre chose maintenant ?
Je ne sais pas pourquoi la danse contemporaine. Pour la première fois depuis 4 ans, je n’ai pas renouvelé mon abonnement au théatre de la ville. Ça va comme ça.
Les péteux qui puent de la gueule du 2è rang et qui rigolent on ne sait pas pourquoi, les désabusés, les choqués et les blasés, la bande de suiveurs surtout qui acclament leur idole (mais là ils n’ont pas acclamé dis donc), moi je ne dis plus banco, même pour rire. J’irai donc voir Koen (prononcer Koun) comme d’habitude, la seule révélation qui m’a interloquée (j’ai pas le mot qui va bien) avec Guillaume Galienne depuis toutes ces années (et le parapluie).
Je ne sais toujours pas la danse contemporaine.
A part moi-même kiffer d’être sur scène ou danser et le corps en extase et en harmonie et en maîtrise, quoi que parfois les danseurs sont même pas si terribles.
Bref.
J’emmènerai ma fille dès qu’elle sera assez grande, mais d’ici là, je vais aller voir du côté de Ribes.
J’adore Ribes.
J’adorais aller au théatre de la ville pour la beauté du lieu.
Un petit pincement en quittant la salle.
J’espère qu’un jour les chorégraphes sauront être un peu plus dans l’humilité et la générosité.
Mais vu les angles corrosifs des lignes du corps des danseurs je me dis que ce n’est pas compatible avec la rondeur du geste tant attendu.