Archives pour décembre 2007

bonne année 2008 du coup

décembre 31, 2007

C’est chouette les Vosges, tu peux t’y ballader dans la neige et ça déchire.

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4 mois et demi de grossesse

décembre 14, 2007

Bigre (nouveau mot).

Oui madame et monsieur. Car un désistement a eu lieu, j’ai eu une place pour ce matin à la maternité. Les premiers rendez-vous étant normalement en février.

Ce matin, donc, premier cours des cours de préparation à l’accouchement.

Moi je ne suis pas encore hypra au courant de tout ça tu vois. J’ai compris que ça faisait mal, je trouve que le mot “douleur” est exagéré pour une naissance mais il semble bien que ça fasse quand même mal. La sage-femme me disait, cependant, que chaque femme n’a pas les mêmes seuils de tolérance face à la douleur et qu’on s’accouche autant de soi que d’un bébé. Qu’on vit des trucs pas possible en accouchant parce que tout un tas de trucs remontent, la mère, la vie, tout ça. Et que donc ça fait plus ou moins mal, sans parler du reste (vaste).

Je lui ai répondu que j’avais déjà douillé lors d’un passif de contractions pour une première grossesse qui a fini ailleurs que dans un berceau (enfin c’est pas vrai je ne lui ai pas dit) je lui ai répondu que je voyais un thérapeute et que pas mal de trucs relou étaient déjà remontés, et gérés. Elle m’a dit c’est bien, c’est déjà ça en moins pour l’accouchement (genre le rapport à ma mère, la mère faich pas mal en général, le père aussi mais bon, moins chez moi).

Certes.
Tout ça pour dire que lorsque je regarde le petit papier, je n’ai pas tout compris, la maternité propose plein de rendez-vous pour la préparation à l’accouchement (chant, ateliers diverses, tout ça). Sans parler des 8 séances remboursées par la sécu (genre hapto). Bref.

Ce matin je suis donc allée à la mater. J’avais oublié le rdv d’ailleurs, puis j’ai regardé mon agenda.

Oulala. Vite tout ça. C’est marrant, autour de la maternité, on dirait un laché de femmes enceintes, toutes les femmes dans la rue sont enceintes.

Et alors j’ai essayé d’analyser la situation. Pour vous lecteurs (et pour moi, pour mon petit cahier souvenir de grossesse).

Eh bah.

Je me suis retrouvée là, dans la salle d’attente.

Que des femmes enceintes de plus que moi, évidemment puisque j’aurais du aller à ce rdv en février. Cependant, moi aussi j’ai un gros ventre maintenant. Et ce qui est important à mes yeux, c’est que dans la grossesse, pendant trop longtemps, le bébé n’est pas encore concret. Au début on te conseille de ne pas t’attacher car il a 3 mois pour se tirer si ça lui chante. Donc tu passes 3 mois entre les calculs de ta future vie et te dire qu’il peut se tailler à tout instant. Surtout quand ça t’es déjà arrivée. Le médecin te dit oula vous savez c’est tout petit, là, on ne voit rien. Ce n’est encore qu’un amas de cellules.

Tu vas dans les boutiques de femmes enceintes, on te regarde bizarrement. Tu voudrais l’inscrire à la crèche, acheter la layette, compter les semaines d’amménohrées sans fautes d’orthographe, mais on te dit eh calmos, vis au présent, arrête de te projeter, c’est bon, vis au jour le jour, chaque instant tout ça.

Toi tu vas dans la rue tu dis oui je suis enceinte à qui veut l’entendre (pas grand monde en fait d’ailleurs).

Tu es enceinte mais seul ton corps le sait. Parce que tu vomis et que tu dors tout le temps et que parfois ton placenta se déchire des fois que ça emmerde le monde d’être enceinte, t’es alors allitée et alors là laisse tomber./

Quand l’écho du 3è mois arrive enfin (les 3 plus longs mois de ma vie entière et pourtant le temps passe vite), tu te dis enfin le bébé, s’il n’est pas mort (ça arrive…), il est concret.

A l’écho il n’était pas mort, on a cru le surprendre dans sa chambre en train de jouer avec ses légos. Un moment de pure magie inoubliable un truc de dingue. On est super contents.

Mais c’est tout. Pas de rendez-vous à la mater, pas trop de vêtements de grossesse, pas de gens dans le bus qui te laissent leur place.

Puis arrive enfin le rendez-vous de confirmation d’inscription à la maternité (les 4 mois les plus longs de ma vie et pourtant…). Et là enfin, ENFIN dirais-je même, on te parle de l’accouchement, de trucs hypra concrets, l’allaitement, limite on te fait visiter ta chambre.

Et là, on te parle de la préparation à l’accouchement.

Je n’ai pas trouvé d’autres moyens que l’écriture pour tenter de vivre le temps au moment présent, sans me projeter dans le futur ou le passé.

Je ne sais pas comment on fait. Les femmes enceintes ou post enceintes te disent toujours c’est le plus beau moment de ma vie.

Depuis que je le suis, à part le moment pile où je suis allée chercher mes résultats au labo et que la vie s’est éclairée tel un nuage qui laisse passer le soleil, ou un truc comme ça en mieux, en 100000 fois mieux, ben ? Ah bon, la grossesse c’est topissime ? Quand ? Ou ? Qui a dit ça ? Que je lui casse la gueule.

Mais maintenant, ça y est j’ai compris. C’est un moment unique et magique mais surtout parce que tu sais quoi ? Parce que c’est un moment pour toi unique dans la vie.

Et c’est encore mieux pour plein de femmes qui regrettent ce moment (ma belle soeur) car elles ne se donnent pas l’occasion le reste du temps. Du coup la sensation est foisonnée. Telle une foison de pleins de trucs à profusion.

Du coup, déjà que quand tu essaies d’être maître de ta vie tu as plein de chouettes moments ben quand tu es enceinte, tu en as encore plein. C’est pareil qu’avant mais en mieux. Et si dans ta vie de d’habitude tu subis, ben quand t’es enceinte, t’as le droit de ne pas aller travailler, t’as le droit de dormir, de t’assoir, de faire ch*er ton monde, de griller les gens à la caisse, de manger des cachous à 5h du matin. Etc.

Rien que le rendez-vous à la mater ce matin. La maternité où j’accouche est douillette, douce, elle sent bon, elle est calme, apaisée et apaisante, les sages-femmes rigolent dans leur chaussons en papier, les murs sont pales et frais et il fait chaud.

Elles sont jolies, elles parlent d’une voix douce et tu es une femme exceptionnelle qui attend le bonheur extraordinaire de la Vie.

Alors forcément. Tu regrettes tout ça ensuite quand tu rentres chez toi avec un mari à la con, des nuits blanches, un boulot de merde, et une maison froide et glaciale. Ou même j’imagine une crèche à trouver, un boulot à trouver aussi, les courses à faire et la pluie qui tombe (ça c’est plus moi, ça va c’est pas si pire mais on a tous ses petits rien du quotidiens qui ne servent à rien, justement)

Ce matin, arrivée dans la salle d’attente, avec tous ces gros ventres, je me suis sentie légitime d’être enceinte. J’ai entrevue la possibilité non pas d’une île mais d’avoir un enfant dans 5 mois. Un bébé qui tète, un bébé qui pleure et qui a des bodys blancs, un bébé tout rond, avec des pyjamas et des couches trop grandes au début, qui sourit, qui bave, qui hurle, qui fait caca, qui prend son bain, qui est porté par son papa, qui dit arheu et qui marche un jour et parle un autre jour et qui va à l’école un 3è jour.

Ce matin, j’étais contente, parce que ma grossesse est enfin concrète. Pour moi et pour les gens alentours.

Je me suis dit “non tu ne vas pas pleurer quand même”. Tout n’est pas fixé, il reste l’écho mardi. Si ça se trouve il est trisomique, gravement malade, mort…

Je me suis dit s’il était dans cet état-là, tu le saurais (parceque notre corps sait ces choses-là, je le savais pour la première grossesse, je n’avais juste pas les mots pour définir ce truc si horrible que je ne connaissais pas).

Je me suis alors sentie à la hauteur, comme tout le monde, enceinte, assumée, et pas la petite soeur face à des adultes, moi aussi une femme avec des gros se*ns et un gros ventre, reconnue comme étant enceinte, dans la normalité la plus évidente du monde.

Et on a passé une heure à se relaxer, pour reprendre ensuite le métro dans le fracas du froid hivernal et des tarés qui rodent. Et je me suis dit, ben on est bien ici.

Va falloir attendre le mois de février. Et en attendant, vivre les bienfaits de la grossesse au jour le jour, seule, devant mon ordinateur.

A rêver que moi aussi, j’aimerais être écrivain. Sans connaitre la moitié du vocabulaire qui me servirait à mieux définir les aléas du ressenti de la vie.

Du coup je me suis fait une soupe. Et j’ai senti le bébé gigoter et j’étais contente. La contentitude béah/ De béatitude.

une petite histoire

décembre 5, 2007

Il y a des jours et des semaines où il ne se passe rien, où je suis obligée d’aller à Dubai pour en trouver à raconter, puis des jours et des semaines où les trucs pas possibles les plus incroyables les uns que les autres se succèdent sans se parler enfin surtout sans prévenir. Et quand tu y regardes de plus près, tu te demandes.

J’ai déjeuné avec une amie aux Buttes Chaumont.

En la quittant, j’ai marché dans une grosse me*de, puis je me suis pris la pluie, sans parapluie, je suis montée dans un bus et je me suis trompée de bus, arrivée à St Lazare, je suis descendue, un type et un scooter se sont rentrés dedans presque devant mes yeux (le Roissy Bus m’a épargné la scène mais pas le grand fracas de tolle que tu te dis ah ben y’a un gros truc qui vient de tomber). C’est la première fois que j’assistais à un accident en direct, mais sans le voir (gace au ROissy Bus qui s’y ça se trouve d’ailleurs n’y est peut-être pas pour rien, il s’est arrêté un peu plus loin et tous les voyageurs sont descendus).

Je me suis posée beaucoup de questions.

Je ne me suis pas sentie défaillir, je n’ai pas eu envie de pleurer, je n’ai pas eu d’étoiles devant les yeux. ça aussi ça m’a interpellée.

J’ai marché, j’ai réfléchi longtemps au passage piéton pour savoir pourquoi je venais d’assister à un accident après avoir marché donc dans une me*de, j’ai annulé Noel avec les parents, je ne me suis pas faite traîter de tous les noms, je n’ai pas eu ma douleur à la côte. J’ai enfin traversé et suis montée dans un autre bus pour enfin rentrer chez moi/

Un autre accident venait de se produire, le Samu que j’avais entendu 2 mn après le piéton et le scooter, c’était pour un motard par terre à Opéra, la police ne savait plus que faire, le Samu non plus.

Je me suis reposée les mêmes questions que 5 minutes avant mais plus intensivement. Un clochard s’est assis derrière moi. Puis un type ridicule qui parle en disant “ouwais tu vois genre cheveux noirs rock and roll, un peu moins pop anglaise, je ne sais pas si on va garder ses cheveux, je connais un coiffeur, ouwai j’ai montré mon book, je ne dis jamais mon nom de famille” en criant. Un type lui a dit “Chuutt”. Il était exaspérant de vivre dans une réalité de suiveurs (c’est ce que je me suis dit à ce moment-là). Je déteste les gens qui vivent dans une réalité de suiveurs.

Puis j’ai croisé mon voisin de pallier qui marchait sur le trottoir.

Je me suis dit c’est rigolo ce type vit de l’autre côté de mon mur et il est là dans la rue comme ça. Paf. On partage le même paillasson et on se croise par hasard.

J’ai aussi parlé chiffon avec ma voisine de premier bus alors que je n’aime pas parler avec les voisines de bus qui disent que oulala on est mal assis, ah oui aujourd’hui la jeunesse est mal élevée, mais enfin madame un peu de respect voyons, ah encore un voyou…

Ensuite, on est passé devant le Murano, un bar soi disant branché parce que déco design années 2000 que c’est déjà has been, t’es mal assis, tout le monde te fume à la figure, la déco est super moche en plus d’être has been et évidemment le cocktail coute bien ses 20 euros.

On passe devant, je me remémore la soirée que j’y ai passée avec Marc l’autre jour, et tout ça, je vois un type qui enlève son casque car il vient de garer son scooter devant, je pense à mon neveu qui adore Jean Dujardin, tu sais, toujours ce même truc de la pensée qui va vite qu’en 10 secondes tu as fait le tour de la Terre.

Je regarde le type, il me regarde aussi, je me dis, pourquoi il me regarde, il se sent observé ou bien ? Il a les cheveux grisonnants. Il se recoiffe, il va entrer au Murano, il ne faut pas qu’il ait l’air de s’être fait chier sur son scooter sous la pluie un jour de Novembre. Décembre, même. Il fait la gueule, enfin disons qu’il ne fait pas l’ahurie ni le chameau. Je pense encore à mon neveu. Je pense à son scooter.

Je me dis je le connais. Je me dis en ce moment, tous les soirs à 19h45 je regarde France 4 qui rediffuse tous les épisodes d’”un gars une fille” que je n’avais jamais vu une seule fois durant toutes ces années où c’est passé à la télé.

Je me dis pourquoi tu penses à ça ? Parce que ce soir on va aller au cinéma et du coup je ne vais pas voir la rediff de ce soir. Je me conclue ma pauvre tu me fais de la peine tu ne vas pas ne pas aller au cinéma pour voir la redif de ce soir quand même. Ben limite. Il fait froid je suis enceinte, fatiguée, les gens au cinéma m’exaspèrent de leur pop corn et coups de pieds dans le siège, je n’aime pas aller au cinéma le soir, oulala quelle sortie, et on ne va pas être d’accord sur le choix du film avec Chéri.

Au moment où le bus redémarre, PAF je reconnais Jean Dujardin. Il a beaucoup changé depuis “un gars une fille”. Il a vieillit. Je me dit ben merde alors, c’est con, mon neveu n’est pas avec moi. Je me dis il a vieilli sauf qu’il a le même age que Chéri. Je comprends pourquoi il s’est senti observé, pourquoi il se recoiffe, il a un rdv dans ce bar soit disant cosy, la seule chose de cosy c’est le fait que de l’extérieur on ne te voit pas à l’intérieur, du coup tu peux y avoir des rdv professionnels avec des têtes connues.

Je me dis ça alors.

Je me dis mais pourquoi tout le monde meurt cette semaine ? Pourquoi tout le monde se fait renverser sous mes yeux ? Pourquoi même le petit chat est mort ? Pourquoi un clodo s’est assis derrière moi ? Pourquoi j’ai parlé chiffon avec une vieille dame, pourquoi j’ai croisé Jean Dujardin ?

Je suis rentrée chez moi, je me suis dit tu ne vas pas l’écrire quand même ? J’ouvre ma facture Bouygue, je crois que la gonzesse s’est trompée quand elle a changé mon forfait.

Hier la société qui livre mon journal Le Monde m’a appelée pour s’excuser et me dire qu’ils vont virer le livreur…

Paris en couleurs

décembre 4, 2007

Je ne savais pas quoi mettre comme titre. Alors comme je viens de terminer les photos du montage de l’expo ainsi que les photos de la scénographie à destination des journalistes et pour l’instant, seule une photo de l’AFP est utilisée sur les sites en ligne, je me dis tiens donnons le titre de mon actualité à ce blog qui vient de déménager.

En attendant, je décide d’aller faire autre chose que passer ma journée à écrire des trucs qu’ensuite je n’arrive plus à relire alors que je devrais.

Avant, il y avait un texte/une photo, mais maintenant, je les vends mes photos (parfois) du coup le copyright tout ça, et je ne fais pas d’autres photos à part celle de mon ventre de 4 mois de grossesse, du coup aujourd’hui, pouf, plus de photos (parceque mon gros ventre c’est perso)

Bonjour tout le monde !

décembre 4, 2007

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