l’épilation de femme enceinte
Ben si tu crois que c’est facile.
Jusque là, je n’y croyais pas à ce qu’on racontait sur le “je ne vois plus ma minette”. Je me disais “moi déjà avant que je sois enceinte, les poules auront le temps d’avoir des dents, alors je pourrai toujours pas être comme les autres”. Ou du style.
Comme quand j’étais petite et que je me disais “le jour où t’auras envie de picoler, tu résisteras jusqu’au bout pour pas faire comme tout le monde et toi ma vieille, tu résisteras, tu ne seras pas bourrée, c’est une question de volonté”.
Par exemple. Comme avec le café, non, ça n’empeche pas de dormir. Tout ces trucs que tant que tu n’as pas testé, tu ne sais pas et tu penses pouvoir pas faire comme tout le monde. Je n’ai pas essayé avec la drogue, parce que je trouve que là pour le coup, ça ne m’intéressait pas du tout du tout de savoir si je pouvais résister à une overdose, un manque ou autre truc dans le genre à trop cher le gramme de toutes façons quand je rêve de me payer des bottes à 400 euros.
Et donc, concernant l’enfilage de chaussures en étant enceinte, je pensais que limite c’était un mythe, une légende, un truc pour emmerder les gonzesses pas enceintes. Ou les maris pas enceintes.
Puis non. C’est chéri qui enlève mes chaussures le soir quand je suis affalée telle la baleine échouée après une journée passionnante chez Ikéa.
Puis vint le soir, quand, devant Mr Foguiel (pour parler comme Poelvorde), je me saisis de ma pince à épiler afin de me faire le maillot dans le lit comme ça arrive à toutes les gonzesses.
Quelle ne fut pas ma oh grande surprise, quand, à la place de ce que je vois d’habitude, je vis mon ventre. Et la trace là qui part du pubis au nombril et vice versa.
Je m’écria “mais où est donc passée Ornicar ?”
Ben dans ton c.
Ben non plus.
Je décidai de rentrer ce gros ventre afin d’accéder à la partie sous jacente/ En vain. Enfin si un peu, mais pas trop quoi.
Je décidai alors d’acheter un miroir. Mais j’ai oublié de le faire.
Voilà.
Je vais essayer de me couper les ongles des pieds. Il parait que c’est aussi impossible.
Mais impossible n’est pas moi. Ou je ne sais quoi…? Heu ?
janvier 23, 2008 à 1:03
Métaphysique, ce blog devient.
janvier 28, 2008 à 4:20
“L’épilation de la femme enceinte”, ce n’est sûrement pas facile à faire. Ce n’était sûrement pas facile à écrire non plus et pourtant on le croirait. C’est fin, c’est drôle, c’est tendre… C’est bien quoi !
janvier 28, 2008 à 5:30
ça fait très plaisir ! Merci beaucoup.
et en plus c’était facile à écrire.
Quand c’est pas facile, je n’écris pas parce que c’est raté quoique je fasse, dans ces cas-là, je vais me faire des crèpes, ou une soupe.